Lecture : « La ferme des animaux » (George Orwell)

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Quand j’ai appris que “La ferme des animaux” de George Orwell était au programme de français en 3ème, j’ai sauté sur l’occasion de le relire, 1- pour mon plaisir, et de 2- pourquoi pas envisager de le travailler moi aussi avec mes élèves en version originale?

Au premier abord, le récit a l’air terriblement simpliste : l’histoire se passe dans la campagne anglaise, et les animaux d’une ferme décident, après que leur doyen ait fait un rêve, de se révolter contre leur maître, Mr Jones, qui les maltraite. Les animaux, menés par les cochons Napoléon et Boule de Neige, parviennent à chasser le fermier et deviennent ainsi libres de toute contrainte humaine. Ainsi naissent la devise “Quatrepattes, oui! Deuxpattes, non!” et les 7 Commandements peints sur le mur de la grange une fois que certains animaux ont appris à lire et écrire.

La lecture devient intéressante lorsque l’on comprend la métaphore de cette ferme aux animaux, renvoyant à l’organisation nouvelle que connaît la Russie après sa révolution de 1917, et la montée du Stalinisme. Au fil des mois, les animaux apprennent à s’organiser, et parviennent à subvenir à leurs propres besoins, retrouvant ainsi le goût du travail pour soi, et de l’effort personnel pour le groupe. Mais très vite les premières dérives surviennent, et Napoléon prend la tête de la ferme, s’auto-désignant chef, et parvenant petit à petit à modifier les commandements pour les tourner à son avantage. Les animaux se voient manipulés, et ceux qui ont le courage de dire leur mécontentement sont mis à mal.
“La ferme des animaux” est donc une illustration du communisme installé en Russie stalinienne, et dévoile, sous des airs de conte pour enfants, la dure réalité qu’est la manipulation des foules sous couvert d’idéaux liés à l’égalité et au partage.

Le livre se lit très vite, et enseigne autant qu’il divertit. Vous pourrez aussi retrouver le dessin animé du même nom, sorti en 1954, souffrant certes de quelques libertés dans le scénario, mais permettant visuellement des références explicites à l’Histoire.

Point fort

  • une lecture à plusieurs niveaux, touchant petits et grands pour des raisons différentes

Point faible

  • quelques passages de violences animales un peu choquants pour les âmes sensibles

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